L'aéroport de Bangkok-Suvarnabhumi (prononcé « sou-wane-na-poum ») est le hub aérien le plus fréquenté de Thaïlande et le principal point d'entrée pour l'une des villes les plus visitées au monde. Puisqu'il accueille la majorité des vols internationaux qui atterrissent en Thaïlande, on peut s'attendre à un aéroport très vaste et très animé. Et, en effet, Suvarnabhumi est à la hauteur de cette réputation.
Il constitue non seulement le point d'entrée principal pour profiter de la magie et de la frénésie de la capitale thaïlandaise, mais aussi une plateforme de correspondance vers d'autres destinations : Chiang Mai au nord et les îles tropicales de Krabi et Koh Samui au sud, par exemple. Au premier abord, l'aéroport semble gigantesque, intimidant et labyrinthique avec quelques caractéristiques insolites. Mais il est également bien géré et propre, et dispose de nombreux équipements et commodités.
Se rendre à l'aéroport et en partir
Situé dans le district de Bang Phli, l'aéroport Suvarnabhumi est à environ 30 km à l'est du centre de Bangkok. Mais attention, la ville est très étendue. Cette distance peut donc grandement varier en fonction du lieu de votre hébergement, alors je vous conseille de choisir votre moyen de transport avec précaution.
Airport Rail Link
La meilleure option pour se déplacer depuis ou vers l'aéroport est l'Airport Rail Link (ARL), qui est rapide et circule à intervalles réguliers. Autrefois, il y avait également un service express, mais ne vous laissez pas avoir par les panneaux signalisant l'Express Line, qui sont toujours là, même si la ligne n'existe plus. De nos jours, tous les trains s'arrêtent aux huit stations en chemin vers leur terminus, BTS Phaya Thai. Cette solution n'est donc pas aussi rapide, mais elle est pratique pour ensuite emprunter les autres transports de la ville, à savoir le BTS SkyTrain et le métro (MRT).
Le trajet dure environ 30 minutes et les départs se font toutes les 10 à 15 minutes entre 5 h 30 et minuit. La station d'ARL se trouve au sous-sol B1 et est bien signalisée, même si les panneaux peuvent aussi bien annoncer « Airport Rail Link » que « Train to City » ou encore « City Line ».
Les billets sont peu chers. Sachez que, même si le paiement en espèces aux machines automatiques est toujours possible, le système accepte à présent les cartes bancaires à puces EMV sans contact (Visa/Mastercard) directement à l'entrée, en plus des jetons achetés en espèces. Assurez-vous d'avoir un mode de paiement à votre disposition avant d'embarquer.
Taxis ou Grab
Au niveau 1, entre les portes 4 et 7, vous trouverez des taxis disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le trajet jusqu'au centre-ville prend entre 45 et 60 minutes, mais cette durée peut énormément fluctuer en fonction de la circulation. Lorsque je séjourne dans l'est ou le nord de la ville, je préfère prendre un taxi, car c'est plus pratique. Les taxis sont vraiment moins chers qu'en Europe et aux États-Unis, même avec la surcharge d'aéroport de 50 bahts et les péages. Assurez-vous toutefois que le compteur du taxi soit en marche avant le début de la course.
Grab est partout en Thaïlande. C'est la version boostée d'Uber en Asie : restauration, livraison et transport, tout y est. Il est simple et rapide de réserver un Grab via l'application, et la course peut s'avérer plus économique qu'un taxi. Je ne passe jamais par Grab pour quitter l'aéroport, mais je m'en sers souvent dans l'autre sens.
Bus ou minibus
Si vous devez vous rendre à l'autre aéroport de Bangkok, Don Mueang (DMK), pour effectuer une correspondance, sachez qu'une navette gratuite circule entre 5 heures du matin et minuit. Elle part de la porte 3, au niveau 2. Autrement, des bus et minibus relient l'aéroport à de très nombreux points de la ville. La ligne S1 part de la porte 7 au niveau 1, tandis que d'autres bus intercités se prennent à la porte 8 au même étage.
Location de voitures
Les agences de location de voiture se trouvent au niveau 2. Vous y trouverez des entreprises internationales reconnues ainsi que des options locales. Je n'ai jamais loué de voiture en Thaïlande, et conduire dès l'atterrissage dans la frénésie des rues de Bangkok s'apparente à un cauchemar pour moi. À moins que vous ne partiez vers la campagne avec de gros bagages, je vous conseille de faire l'impasse sur cette option. Utilisez les transports en commun et louez un scooter pour faire des excursions à la journée : ce sera beaucoup plus sympa et moins stressant.
S'orienter dans l'aéroport
Bâti sur un ancien marais, l'aéroport est un bâtiment colossal de plus de sept étages, flanqué d'un tout nouveau terminal satellite. Puisque Suvarnabhumi accueille chaque année 52 millions de personnes et abrite plus de 100 compagnies aériennes, la taille de l'aéroport peut intimider. L'astuce est de ne pas aborder l'expérience comme un seul bloc, mais plutôt de faire les choses une par une.
Toutes les arrivées se font au niveau 2. Vous vous rendrez ensuite au niveau 1 pour prendre les transports. Quant au niveau 3, c'est là que se trouvent les restaurants et boutiques côté ville. L'enregistrement, le contrôle de sécurité, les formalités d'immigration et les départs se font au niveau 4. Un petit creux ? Direction le niveau 6, principalement dédié aux restaurants et commerces de bouche. Enfin, au niveau 7, vous pourrez aller observer les avions avec d'autres passionné·es. Pour vous y rendre, prenez l'ascenseur jusqu'au niveau 6, puis empruntez la rampe d'accès.
Un bon conseil : si vous avez faim, il y a une aire de restauration vraiment peu chère au niveau 1, avant le contrôle de sécurité. Elle est modestement appelée « Magic Food Court ». Vous y trouverez de nombreux étals de street food thaïlandaise convenable : la plupart du personnel de l'aéroport vient ici pour manger. Cet endroit vous donnera une bonne première ou dernière impression de la Thaïlande. Le phat kaphrao y est épicé comme il faut. Suivez les panneaux indiquant « Fast Food » et n'oubliez pas de prendre des espèces avec vous.
Techniquement, l'aéroport ne comporte qu'un seul terminal, qui est divisé en zones différentes pour les vols domestiques et internationaux. Côté est, vous trouverez les portes d'embarquement A et B pour les vols intérieurs, tandis que la zone centrale et la zone ouest accueillent les portes C, D, E, F et G pour les trajets internationaux. Tout se situe au sein d'un même bâtiment et les tapis roulants ne manquent pas, mais les distances entre les zones sont tout de même assez importantes.
Le nouveau terminal SAT-1 est un chef-d'œuvre de design et accueille de plus en plus de vols internationaux. Il est au relié au terminal principal via un train automatique sous-terrain qui rend le trajet simple et rapide.
Enregistrement, dépose-bagages et contrôle de sécurité
L'aéroport Suvarnabhumi possède assez de comptoirs d'enregistrement et de dépose-bagages dans le gigantesque hall du niveau 4. Ils ne sont pas tous ouverts en continu, mais je n'ai jamais eu besoin d'attendre plus de 20 minutes. Ne manquez pas les imposantes statues multicolores de Viruncamban, qui observent chacun de vos mouvements.
Les contrôles de sécurité et d'immigration sont moins divertissants. Il y a assez d'espace et de personnel, mais l'agencement peut prêter à confusion et créer des goulots d'étranglement. Vous devrez notamment passer d'un étage à l'autre pour atteindre le contrôle des passeports après le contrôle de sécurité.
Le personnel étant très pointilleux (les formulaires doivent être remplis et les empreintes prises), les files d'attente se font longues. Je prévois environ 90 minutes à partir de l'arrivée pour passer tous les contrôles, juste pour m'assurer de ne pas rater mon avion.
Correspondances à Suvarnabhumi
J'ai fait plus d'escales à Suvarnabhumi que dans n'importe quel autre aéroport. En général, c'était pour me rendre vers des destinations à l'intérieur du pays. La signalisation pour les correspondances est bien faite, mais le processus peut sembler un peu chaotique. La dernière fois, on m'a donné un autocollant coloré sans m'expliquer à quoi il correspondait. Laissez-vous porter et vous arriverez à bon port !
La Thaïlande a arrêté de demander des formulaires papier TM6 à l'arrivée et au départ. Le système numérique Thailand Digital Arrival Card (TDAC) est désormais en place. Vous devrez faire la queue à la fois pour le contrôle aux frontières et la sécurité, et les files seront différentes pour les vols de correspondance domestiques et internationaux. En cas de doute, n'hésitez pas à demander de l'aide au personnel thaïlandais, qui est toujours très aimable.
Les files d'attente peuvent être lentes, car les contrôles sont minutieux. Prévoyez donc au moins deux heures de correspondance.
Si vous avez vraiment peur de rater votre vol, vous pouvez payer pour profiter d'un service coupe-file VIP (comme SAWASDEE par AOT), mais je n'ai jamais eu besoin d'y avoir recours.
Divertissements côté piste
Si les statues de Viruncamban vous ont impressionné·e, vous aurez le souffle coupé en voyant l'imposante statue de Naga, le serpent qui vous accueille côté piste. Une fois l'ébahissement passé, vous pourrez commencer votre séance de shopping. Une immense allée bien éclairée et remplie de boutiques de luxe s'étendra dans les deux directions, de Bvlgari à Rolex en passant par toutes sortes de marques.
Je préfère les magasins King Power Duty Free, la seule chaîne de boutiques hors taxes disponible dans l'aéroport. En plus de l'alcool et du tabac, vous y trouverez de nombreuses spécialités thaïlandaises. Faites le plein de mangue séchée (idéale à grignoter pendant le vol) et de sauces krapao épicées de la marque Blue Elephant. Si vous n'avez pas fait de halte au Magic Food Court avant le contrôle de sécurité (et pourtant, cela vaut le coup), il y a ici des restaurants, des cafés et les habituels fast-foods.
Fait intéressant, l'aéroport regroupe les cuisines du monde en fonction des compagnies aériennes. Ainsi, la zone est, où opèrent Japan Airlines et Thai Airways, dispose de restaurants asiatiques. La zone ouest, qui gère les vols vers l'Europe et les États-Unis, propose une sélection plus occidentale. C'est une manière incongrue de coller aux clichés. Et, malheureusement, la plupart des restaurants misent plus sur l'aspect pratique que sur la qualité.
J'opte souvent pour les ramens japonais chez Kosuke, mais le Magic Food Court est largement supérieur.
Mon passe-temps préféré est d'aller me promener dans l'imposant parc intérieur. L'atmosphère y est luxuriante, avec l'odeur des frangipaniers et l'air des tropiques. Repérez un banc, asseyez-vous et regardez passer les avions au-dessus de vous. C'est un superbe au revoir avant un long vol pour rentrer chez soi.
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